Michel, fort de ses 30 ans d'expérience dans la filière vélo, partage son témoignage. Il a été licencié pour des raisons économiques fin janvier 2025, après trois décennies à travailler dans l'industrie du cycle. En novembre 2024, il apprend qu'il fait partie d'un plan social, et en janvier, il se retrouve au chômage.
- "On nous vante les mérites du vélo, promettant des milliers d'emplois pérennes. Quand on évoque les emplois "non délocalisables", on pense surtout aux mécaniciens et mécaniciennes, aux éducateurs et éducatrices enseignant la pratique du vélo, ainsi qu'aux vélocistes. Toutefois, même si ces derniers peuvent vendre leurs bicyclettes en ligne via un site géré depuis Riga ou une plateforme logistique basée à Bucarest, le montage des vélos peut être effectué de n'importe où. Quant aux industriels, ils privilégient souvent des pays comme l'Asie, l'Europe de l'Est ou du Sud plutôt que la France.
On nous dit que l'industrie du vélo embauche. C'est vrai, et elle a parfois du mal à trouver des candidats. Cependant, elle est également en train de réduire ses effectifs. Les vélocistes sont en difficulté partout en France, et l'ensemble de la filière "industrie du cycle" traverse une période difficile, de l'assembleur aux revendeurs. Bien qu'il existe quelques nouvelles encourageantes, l'industrie du cycle continue de licencier. "
Commentaires
on a là aussi oublié ce que souveraineté veut dire, et on va au moins cher
Je sais que chez Decathlon et Intersport ils peinent pour recruter., c'est un employé qui me l'a dit.